Le ski alpin perd l’un de ses plus grands descendeurs. Roland Collombin est décédé le 10 juillet 2026 à l’âge de 75 ans. Double vainqueur du globe de cristal de descente et médaillé olympique, Roland Collombin restera comme l’un des skieurs les plus spectaculaires de son époque.
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Le ski suisse est en deuil. Roland Collombin s’est éteint vendredi 10 juillet à l’âge de 75 ans. Avec lui disparaît l’une des figures les plus marquantes de la vitesse des années 1970. Champion au talent exceptionnel, la carrière de Roland Collombin, aussi brillante que brève, a profondément marqué l’histoire du ski alpin.
Originaire du Valais, Roland Collombin s’était rapidement imposé parmi les meilleurs descendeurs du monde. Dès 1972, quelques semaines seulement après ses débuts en Coupe du monde, il remportait la médaille d’argent de la descente aux Jeux olympiques de Sapporo, derrière son compatriote Bernhard Russi, offrant à la Suisse un mémorable doublé.
Les saisons suivantes confirmèrent son immense potentiel. En 1973 puis en 1974, il décrocha le globe de cristal de la descente, s’imposant comme la référence mondiale de la discipline. Au total, il signa huit victoires en Coupe du monde, toutes en descente, sur les pistes les plus prestigieuses du calendrier.
Parmi ses plus grands exploits figurent ses deux succès consécutifs sur la redoutable Streif de Kitzbühel, en 1973 et 1974. Lors de sa seconde victoire, il établit un nouveau record de la piste. Durant ce même hiver 1974, il triompha également sur le mythique Lauberhorn à Wengen, réussissant un doublé que très peu de descendeurs sont parvenus à réaliser.
Sa trajectoire fut pourtant brutalement interrompue. Deux graves chutes à Val d’Isère, à un an d’intervalle, provoquèrent de sérieuses blessures au dos. Contraint de mettre un terme à sa carrière à seulement 24 ans, il laissa le sentiment d’un destin sportif inachevé tant son potentiel semblait immense.
Au-delà de ses résultats, Roland Collombin était unanimement apprécié pour sa simplicité, sa bonne humeur et son attachement à la montagne. Resté fidèle à son Valais natal, il cultivait les liens avec les anciens champions et continuait de partager sa passion du ski avec une grande générosité.
Ces dernières années, malgré la maladie, il avait conservé son humour et son optimisme, fidèle à l’image d’un homme profondément attachant.











