Ce dimanche, se tenait l’épreuve reine de ces championnats du monde, dans des conditions parfaites. C’est le Suisse Franjo Von Allmen qui remporte la course après une bagarre absolument magnifique au pays du ski.
Photo copyright Agence Zoom/Alexis Boichard
L’histoire de cette descente démarre avec un autre Suisse qui signe le premier véritable temps canon de cette descente. Alexis Monney et son dossard numéro 8 réalise une course presque parfaite si bien qu’on a bien cru que cela suffirait pour s’imposer. Mais le Suisse termine finalement 3e à 31 centièmes du vainqueur.
Toute l’Autriche l’attendait et n’a pas été déçue ! Vincent Kriechmayr, qui s’élançait juste après Monney, laissait parler toute son expérience et s’emparait de la tête devant un public survolté.
Jusqu’à ce que Franjo Von Allmen, 23 ans, ne se présente dans le portillon de départ. Dans le palmarès du Suisse, aucune victoire en descente. Von Allmen a réalisé une course dont il a le secret, avec un engagement tout simplement exemplaire. Il a pris tous les risques, étant souvent à la limite. Une stratégie payante qui lui permettait de repousser Kriechmayr à 23 centièmes et s’offrir le titre de champion du monde. Tout bonnement impressionnant pour celui qui dispute ses premiers Mondiaux.
L’immense favori à la quête d’un triplé à Saalbach (Super G, Descente et Géant), Marco Odermatt termine plutôt loin, en se classant 5e à 66 centièmes secondes.
On retiendra de cette course cette bagarre absolument magique pendant l’espace de 5 dossards, et surtout que la vitesse Suisse a encore de très beaux jours devant elle avec Alexis Monney (25 ans) et Franjo Von Allmen (23 ans).
Du côté des bleus, les descendeurs relèvent un peu la tête après la grosse contre-performance en Super-G. Nils Allègre termine 10e et Maxence Muzaton 18e. C’est un peu plus décevant en revanche pour Adrien Théaux et Nils Alphand qui termine à plus de 2 secondes. « Je voulais montrer un autre visage après le Super-G et je suis content de ma réaction », a expliqué Nils Allègre au micro de la Fédération.
Cette descente couronne ainsi la jeunesse, la fougue et l’engagement avec la figure de Von Allmen qui confirme surtout un talent brut et la puissance de l’équipe Suisse dans les disciplines de vitesse.
Article rédigé par Merlin Meignan, étudiant en classe préparatoire et passionné de ski alpin.