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Quand Clément et Steven nous parlent de leurs skis

Dans l’univers ultra concurrentiel du slalom, où la précision est essentielle, Clément Noël et Steven Amiez savent que chaque détail compte. Pour leur matériel, ils s’appuient sur une relation de confiance avec leur technicien, Stefano Dalmasso, et le choix du trio en matière de skis et d’affûtages est essentiel pour performer entre les piquets serrés.

Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot

Une relation de confiance avec Stefano Dalmasso

Derrière chaque champion se cache un « serviceman », essentiel pour sa performance. Depuis cette saison, Clément Noël et Steven Amiez partagent le même technicien, l’Italien Stefano Dalmasso, une situation relativement rare à ce niveau de la compétition.

« C’est assez rare que quelqu’un comme moi, à ce niveau mondial, partage un technicien. C’est ainsi, je ne l’ai pas forcément choisi », confie Clément, qui a déjà vécu cette situation dans le passé, notamment lorsque Stefano était le technicien de Jean-Baptiste Grange.

Clément collabore avec Stefano depuis ses débuts en Coupe du monde en 2017. Ancien technicien en ski de vitesse pour les courses dames, Stefano a su adapter ses compétences pour la discipline du slalom hommes. « Il l’a très bien fait et s’est totalement impliqué. Dès le départ, nous avons eu une bonne relation », explique Clément.

« C’est quelqu’un de très consciencieux. Il a ce calme qui me fait du bien. Quand ça se passe bien, il est heureux mais pas trop. Et quand ça se passe mal, il ne s’enterre pas dans un trou ! » Cette stabilité émotionnelle est précieuse pour Clément, qui y voit un moyen de rester concentré et de ne pas se laisser envahir par les émotions.

Steven Amiez, qui a rejoint Rossignol plus récemment et travaille avec Stefano depuis cette saison, témoigne également de la qualité de cette collaboration. « Il a beaucoup d’expérience, il a travaillé avec Jean-Baptiste Grange et Clément ces dernières années. C’est un gros plus pour moi d’avoir rejoint cette équipe et de former ce trio. On échange sur les affûtages et les modèles de skis qu’on aime, à l’entraînement et les jours de course », explique Steven.

La synergie entre les deux skieurs et leur technicien est indéniable. « Avec Steven, ça se passe bien. On pratique la même discipline, on s’entraîne aux mêmes endroits et on a un peu les mêmes préférences en matière de matériel », ajoute Clément.

De gauche à droite : Stefano Dalmasso, Clément Noël, Stephane Mougin, Responsable de l’équipe course chez Rossignol et Steven Amiez à Levi en début de saison – Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot

4 à 6 paires de ski prêtes pour chaque course

Clément utilise un ou deux modèles de skis Dynastar par course, chacune de paires utilisées avec des fixations et des affûtages différents. « Il faut que j’aie entre 4 et 6 paires de skis prêtes pour une course », précise-t-il. Il utilise en plus des paires pour l’échauffement et la reconnaissance du tracé. Pour la course, il lui faut une paire par manche avec un set-up particulier : donc au total 2 paires avec un affûtage léger, 2 avec un affûtage plus « costaud » et 2 autres avec des fixations différentes. Il y en aura que deux qui seront utilisées mais « je dois être prêt à toutes les situations » précise Clément.

Steven, de son côté, préfère se concentrer sur un seul modèle. « Je m’adapte toujours à un modèle que j’aime beaucoup. Je le skie sur des neiges différentes pour voir comment je peux être plus rapide. »

Steven dispose de 5 à 6 paires de skis prêtes pour la course, une pour chaque manche, avec différents types d’affutages en fonction de ses ressentis pendant la reconnaissance. « Ensuite, je fais un choix et je m’y tiens ».

Steven Amiez lors du slalom en nocturne à Madonna di Campiglio – Photo copyright Agence Zoom/Stanko Gruden

Dans le passé, en Coupe d’Europe et en FIS, Steven utilisait la même paire de ski pour courir les deux manches. L’un des avantages d’évoluer en Coupe du Monde est le matériel mis à sa disposition. « Maintenant, j’ai plusieurs paires de skis prêtes à tout moment. J’ai un choix plus large et une paire de skis vraiment prête pour la course », souligne Steven.

Le rôle clé des skis dans la performance

Dans le slalom de haut niveau, le choix du matériel est crucial. « C’est souvent une affaire de détails qui peuvent faire qu’on est moins à l’aise sur la neige et qu’on skie beaucoup moins efficacement. On peut perdre beaucoup de centièmes avec un mauvais choix », explique Clément.

Clément et Steven doivent être prêts à s’adapter à toutes les conditions. Si, par exemple, ils estiment que la piste est glacée ou si leurs impressions changent pendant la reconnaissance, ils doivent ajuster leur matériel en conséquence. Il leur arrive même de changer de skis entre deux manches, comme ce fut le cas pour Clément à Levi, Adelboden ou Wengen. Mais comme le souligne Clément, l’essentiel est de croire en ses choix : « une fois qu’on a choisi, on croit dans ce qu’on a choisi ». D’autant qu’il s’élance dans les sept premiers dossards et n’a donc pas le temps de faire un choix de dernière minute en observant ceux qui partent devant lui !

Depuis le début de la saison, Clément Noël a remporté 4 slaloms sur ses skis Dynastar, à Levi, Gurgl, Adelboden et Kitzbühel – Photo copyright Agence Zoom/Millo Moravski

Pour Clément, le choix de sa paire de ski s’effectue très rapidement : « ça dure vraiment peu de temps. On en discute pendant la reconnaissance et si je ne suis pas complètement sûr de moi, j’en parle avec les coachs et avec Stefano ».

S’il est un point d’attention pour nos deux slalomeurs et Stefano, c’est bien l’affutage « C’est là où on fait tout le travail en fonction de tous les types de neige, notamment quand il y a beaucoup de glace et quand c’est très agressif », souligne Steven.

Ce dimanche à Saalbach, en Autriche, Clément Noël et Steven Amiez auront l’opportunité de mettre à l’épreuve tout le travail accompli avec leur technicien Stefano Dalmasso. On leur souhaite de faire les bons choix de matériel pour ce slalom des Championnats du monde et de conquérir la ou les médailles que toute la France du ski attend.