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L’Opéra de pics : Samivel, l’œil visionnaire de la montagne

Ce n’est pas un livre à lire. C’est un livre à regarder, à savourer, presque comme une œuvre.

L’Opéra de pics est un recueil de 50 aquarelles signé Samivel. Écrivain, dessinateur, témoin engagé, il a profondément marqué l’imaginaire de la montagne.

Son style est immédiatement reconnaissable. Économie de moyens, lignes épurées, palette réduite, humour acéré. Chaque image va à l’essentiel. Chaque détail compte.

Publié pour la première fois en 1944 chez Arthaud, puis réédité à plusieurs reprises, l’ouvrage n’a rien perdu de sa force. Mieux encore, il frappe aujourd’hui par sa modernité.

Deux regards sur la montagne

Les aquarelles de Samivel se lisent à plusieurs niveaux. Certaines sont contemplatives. Elles interrogent la place de l’homme dans l’immensité alpine. Silence, solitude, équilibre fragile : la montagne y devient presque philosophique.

D’autres sont plus mordantes. Samivel y fustige les excès de l’économie du tourisme et la surfréquentation des montagnes.

Un message toujours d’actualité

Samivel fut un pionnier de la défense de la montagne. Dès les années 50, il alerte sur les dérives d’un développement incontrôlé.

Aujourd’hui, son regard résonne avec une acuité troublante. À l’heure où les stations cherchent un nouveau modèle, ses dessins prennent une dimension presque prophétique.

Un livre qu’il faut également lire…

Oui, il faut aussi lire L’Opéra de pics. Cette édition s’ouvre sur un texte de Jean-Louis Roux, De l’attitude en altitude. Une introduction fine, qui éclaire l’œuvre sans l’alourdir.

Et puis il y a les légendes. Courtes, percutantes, souvent ironiques. Elles prolongent le dessin et en décuplent la portée. Page 78, on peut lire : « Grande tension internationale ou le bonheur des vaches ». Sur l’aquarelle, des vaches paisibles dans un alpage.

Bien vu, on y est !