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Sébastien Amiez décrypte la piste de slalom de Bormio

Aux JO de Milan-Cortina 2026, le slalom de Bormio se jouera sur une piste beaucoup moins connue, et donc plus difficile à apprivoiser qu’on ne l’imagine. Très peu de slalomeurs l’avaient réellement en mémoire avant de débarquer à Bormio. On a demandé à Sébastien Amiez de la raconter, avec ses repères de coureur et son regard d’expert.

Le slalom de Bormio n’a pas la familiarité des grands classiques du circuit. La plupart des spécialistes des piquets ont dû construire leurs premiers repères sur place, il y a quelques jours, entre inspection, analyse vidéo et la manche du combiné par équipes.

Sébastien Amiez (“Bastoune”), lui, connaît l’endroit depuis longtemps. Quand on lui demande s’il a déjà couru sur cette piste, il répond avec quelques dates : « Plusieurs fois, notamment en 1995, à l’occasion des finales de coupe du monde lorsque Tomba gagne le classement général. Et aussi aux championnats du monde en 2005. » Une expérience rare, dans un contexte où beaucoup découvrent encore le relief de cette piste.

Dans l’équipe de France, Bastoune nous indique que l’un de nos slalomeurs a déjà fréquenté le bas de la Stelvio « Paco Rassat la connaît. Il a couru ici il y a longtemps en FIS. »

Lorsqu’il se lance dans sa description, sa précision compte : « Cette piste n’est pas la plus dure du circuit, on l’a vu lors du slalom du Combiné. Mais ce ne sont pas les pistes les plus difficiles qui sont forcément les plus difficiles à skier. »

La phrase dit tout : ce qui paraît simple sur le papier peut devenir exigeant quand il faut assembler vitesse, timing et lecture du terrain.

Sa description découpe la piste en séquences. D’abord, le haut, où l’on doit être très actif : on sait qu’il y a « 20 portes dans la pente », et que c’est là que les différences peuvent se créer. Ensuite vient la partie où il faut « emmener cette vitesse sur ce premier plat conditionné par la bosse d’arrivée de la descente ». Ensuite, il faut gérer « ce replat qui relance jusqu’à la ligne d’arrivée ».

Autre paramètre, la neige. Les conditions devraient se durcir à l’approche de la course. « La neige devrait être plus dure que ce qu’on l’a vu dernièrement puisque les nuits vont être bien plus froides. Et cela va changer un peu la donne », prévient-il.

Alors, quelles clés pour performer ? Bastoune les résume sans détour : « C’est d’être hyper engagé sur le haut parce que je pense qu’il y a des différences à faire. Et ensuite il faudra surtout emmener cette vitesse. Pour le plat, comme on le dit, ce n’est pas toujours le plus facile à skier parce que des pistes plates en Coupe du Monde il n’y en a pas beaucoup. »

Il précise d’ailleurs que « beaucoup de slalomeurs ont essayé de trouver des pistes d’entraînement similaires avant de venir à Bormio pour essayer de se familiariser avec le même relief » Avant que conclure : « Mais entre une piste où s’entraîne et une piste de course, la neige peut être différente et les sensations aussi ! »

A Bormio avec Sébastien Amiez