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Romane Miradoli : « Le globe du Super-G, je l’ai dans un coin de ma tête »

Vice-championne olympique du Super-G, Romane Miradoli raconte son après-médaille, le retour en Coupe du monde et ses ambitions sur la fin de saison. Depuis Soldeu en Andorre.

Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot

L’après-médaille pour Romane Miradoli : un statut qui change un peu les choses

Tu as désormais un nouveau statut de vice-championne olympique. Comment vis-tu ce statut ?
« Ce statut change forcément un petit peu les choses. Cela montre que j’ai pu répondre vraiment présente sur ce Super-G des Jeux. Pour moi, cela a fait sauter quelques verrous dans le sens où je me suis dit que mentalement je suis capable de gérer mes émotions et de pouvoir me focaliser sur mon ski. Aujourd’hui, j’ai encore plus envie de voir jusqu’où je peux aller. »

Repartir en Coupe du monde après les JO

Après cette médaille, après toutes les célébrations et les sollicitations que tu as eues, est-ce que tu es passé en mode Coupe du Monde ?

« Oui, je suis passé en mode Coupe du Monde. C’est vrai que ce n’est pas évident. Je n’avais pas vraiment de référentiel sur ce que je pouvais ressentir et la manière d’aborder une reprise de course après un gros événement comme les JO qui s’était bien passé.

Cela n’a pas été simple de se mettre dedans. Mais mon ski est là. J’ai hâte de voir de quoi je suis capable.

J’ai envie d’assumer les ambitions que j’avais déjà en début de saison. Les Jeux était une étape. La saison Coupe du Monde n’est pas terminée et j’ai envie d’aller chercher devant, à la fois en descente et en Super-G »

Romane Miradoli retrouve la Coupe du monde à Soldeu en Andorre, avec une descente et deux Super-G, de ce vendredi à dimanche – Photo copyright Agence Zoom/Michel Cottin

Le regard des autres : « Après tout, je reste Romane »

Est-ce que le regard des autres a changé ? Le regard de tes coéquipières, des membres de l’équipe de France ou même de tes adversaires ?

« Peut-être qu’il a changé. Je ne sais pas, mais cela ne se voit pas. Après tout, je reste Romane. Le regard a peut-être changé, mais je suis focalisée sur ce que j’ai à faire. »

Récupérer et savourer : « À un moment donné, il faut repartir »

As-tu eu le temps de récupérer et surtout de savourer quand même ta médaille olympique. Est-ce que ce n’est pas trop tôt pour repartir au combat ?

« C’est peut-être un peu tôt, mais c’est bien que ça arrive aussi pour switcher et se faire un peu violence. On pouvait profiter très longtemps, mais à un moment donné, il faut repartir.
J’ai pu profiter à la maison et avec tout ceux avec qui je devais profiter. J’ai eu un super accueil à Samoens. J’ai pu me reposer, parce que je devais repartir m’entraîner très rapidement le lundi après être rentrée. Je ne me sentais pas du tout reposée, en tout cas nerveusement, pour aller me réengager sur une descente tout de suite.

Donc, j’ai pris du temps et cela m’a fait du bien. J’ai dû refaire du jus physiquement, mentalement pour arriver ici (Soldeu) avec de la fraîcheur. »

Extrait de la célébration de la médaille d’argent de Romane Miradoli à Samoens

Le déclic : « Ça m’a fait prendre conscience que j’en étais capable »

Dans ton ski et dans ta carrière, est-ce que cette médaille va libérer quelque chose ?

« C’est un sentiment que j’ai eu tout de suite après la course et en étant à la maison. Après, je verrai comment j’arrive à aborder les prochaines courses.

Je pense que mentalement, ça m’a fait prendre conscience que j’en étais capable. Et c’est sûr que sur la Coupe du Monde, c’est un circuit qu’on connaît par cœur. On retourne un peu dans de la belle routine.

J’ai envie de voir de quoi je suis capable sur ces courses et de voir si j’arrive à remettre la même énergie sur cette fin de saison. »

Le globe du Super-G : « Dans un coin de ma tête »

Le globe de cristal du Super G, c’est ton objectif maintenant ?
« Si je veux envisager le globe, il va falloir que je skie complètement libérée sur les prochains Super-G et ne pas me poser de questions.

Penser au globe tout de suite, ce serait une erreur d’y penser maintenant, même si cela fait partie de mes ambitions. Mon objectif, c’est skier libérée et jouer complètement sur les prochains Super-G si je veux imaginer le globe à la fin de la saison.
Mais c’est sûr je l’ai dans un coin de ma tête. »

Cap sur les Mondiaux de 2027 : « Aller chercher l’or »

Est-ce que ce nouveau statut avec cette médaille olympique te donne des idées pour l’année prochaine avec les championnats du monde ?

« Oui, c’est sûr. Il y a quand même une petite frustration de ne pas avoir eu le titre aux Jeux. C’est sûr que d’aller chercher l’or l’année prochaine, ça fait partie des objectifs. »