Après un top 5 salvateur à Val Gardena et une faute frustrante à Livigno, Matthieu Bailet arrive à Wengen avec une dynamique qui lui sera très utile sur la mythique piste du Lauberhorn.
Photo copyright Agence Zoom/Alexis Boichard
Val Gardena, un bol d’air décisif
La cinquième place décrochée par le skieur niçois en Super-G à Val Gardena en décembre est bien plus qu’un Top 5. Pour Bailet, c’est avant tout une bouffée d’oxygène après une période délicate. « C’est un gros bol d’air. Une belle oxygénation, un résultat qui fait respirer », explique-t-il.
Sans parler de finalité, cette performance change beaucoup de choses. « Au niveau points, classement, place dans le groupe et sur le circuit Coupe du monde, ça fait du bien », insiste-t-il. Matthieu Bailet avait certainement besoin de retrouver de la crédibilité, mais surtout de la sérénité.
Cette cinquième place en Super-G a bien entendu une saveur particulière. « Pour moi, c’était une victoire personnelle, même si sur le papier ce n’en est pas une puisque c’est une cinquième place », confie-t-il. Une performance nourrie par les difficultés passées et le travail accompli avec les coachs.

Pour autant, il refuse toute forme de relâchement. « Ça repose un peu, et en même temps, l’idée, c’est de pas se reposer là-dessus », prévient-il.
Bailet veut également conserver les bonnes choses qu’il a réussi à remettre en place sur la descente, même si le résultat est un peu plus anecdotique parce que ce n’est qu’un top 30 (28e). « Il y avait beaucoup de positif, avec un top 15 au dernier intermédiaire avant une petite erreur. Le ski était bien là », souligne-t-il.
Livigno, une faute, mais presque tout de bon
Le Super-G de Livigno raconte une autre histoire. Bailet y jouait clairement devant avant une grosse erreur juste avant l’arrivée. « Cette course remplit complètement les objectifs personnels que je m’étais fixés, qui étaient de retrouver mon ski, une certaine liberté, un plaisir sur les skis et de retourner jouer devant » précise Bailet.
La frustration a été immédiate, presque instinctive. « J’étais très frustré avant même de connaître les intermédiaires », raconte-t-il. Après cinq minutes durant lesquelles Matthieu est très énervé, le skieur niçois reprend le contrôle. « Je me suis posé avec moi-même, je ne voulais pas revivre ce que j’ai connu la saison passée après Beaver Creek », explique-t-il.
Son bilan est sans détour. « À Livigno, c’est 99 % de positif et 1 % de raté », tranche-t-il.
Ce 1 % efface tout au classement. « Le résultat, c’est zéro point », reconnaît-il, lucide.
« Quand tu joues devant, quand tu gagnes, tu peux gagner gros. Et quand tu perds, tu as l’impression de perdre gros. Mais c’est vraiment ce genre de mauvaise journée que je veux construire et avoir. » conclut Bailet.
Reste désormais pour Matthieu Bailet à transformer toutes ses intentions en résultats sur le Lauberhorn, où son meilleur classement à ce jour est une 20e place en descente en janvier 2025.












