Après St-Moritz, Laura Gauché retrouve le Critérium de la Première Neige à Val d’Isère. La Tignarde s’apprête à courir à domicile samedi et dimanche.
Elle revient sur les deux entraînements de descente sur la OK, une piste qu’elle juge loin d’être facile. Elle évoque aussi l’évolution positive de son genou et les attentes liées au public français.
Photo copyright Agence Zoom/Alain Grosclaude
Tu viens de terminer le deuxième entraînement sur la OK. Quelles ont été tes sensations hier et aujourd’hui ?
Hier, je m’étais mise dans un « mood » découverte de la piste en étant un peu tranquille. Mais surtout sans prendre de risques, un peu haute en jambes et propre sur les lignes.
Aujourd’hui, je voulais un peu plus m’engager. J’ai changé de skis ce matin et je me suis sentie un peu moins bien. Donc ce n’était vraiment pas un entraînement avec des bonnes sensations. Je n’ai pas réussi à construire ce que je voulais parce que dès le haut, je ne me suis pas bien sentie sur mes skis !
Est-ce qu’il y a un secteur en particulier qui est difficile sur cette OK ?
Franchement, cette piste n’est pas facile. Notamment en haut ! C’est juste tout schuss, tout droit, mais cela peut faire de très grosses différences. Et après, d’un coup, on change de rythme. il faut être très douce et très « smooth ». Et ensuite, il faut rentrer un peu plus dedans, ça tourne et ça saute.
C’est une piste hyper complète, il n’y a pas un secteur à bien faire, il faut tout bien faire !

Comment va ton genou ?
Ça va beaucoup mieux. Il me gêne encore, mais par rapport à l’année dernière, rien à voir. Cela me prend beaucoup moins la tête au quotidien. Je m’en occupe toujours, je fais du kiné, je fais encore des injections, mais c’est nettement moins omniprésent.
J’ai beaucoup plus de confiance sur mes deux jambes, ça va mieux !
Après ton beau résultat de la semaine dernière, est-ce que tu sens qu’il y a des attentes particulières en France ?
On est un peu attendus, c’est normal… Les Français veulent qu’on fasse bien à domicile, tout le monde est un peu chauvin. Pour l’instant je n’ai pas trop la pression, pas plus qu’à Saint-Moritz. Cela reste une Coupe du monde. On est toujours un peu stressés au départ, on a toujours envie de bien faire, et encore un peu plus à la maison !
Demain, tu passes en mode course. Comment comptes-tu t’y préparer ?
A St-Moritz, j’ai voulu tellement bien faire que cela m’a crispée. Je skie assez bien quand je suis détendue.
Donc je vais essayer de faire des choses simples et ce que je sais faire. Et pas me mettre dans un mode « race », parce que je sais qu’à St-Moritz, cela ça m’a figée, et ça n’a pas du tout marché, du moins en descente !











