Sur une piste qu’il affectionne, Aleksander Aamodt Kilde a ouvert les deux entraînements de descente à Kvitfjell. Sans objectif de performance, le champion Norvégien privilégie le plaisir et la reconstruction.
Photo Patrick Lang
De retour ici à Kvitfjell, une piste où tu as connu beaucoup de succès, quelles sensations as-tu retrouvées aujourd’hui après quatre ans d’absence ?
C’était sympa. Je n’avais pas fait cette descente depuis quatre ans, je crois.
Donc c’était fun, vraiment très agréable. Skier sans pression, simplement glisser en suivant le terrain. Faire quelques virages propres, c’était génial. C’est une magnifique descente, parce que parfois on a l’impression de voler.
Et le terrain est vraiment incroyable dans sa conception. Il n’y a pas besoin d’en rajouter, avec le flow qu’il y a naturellement. C’est juste fantastique à skier.

As-tu eu un souvenir particulier en tête pendant ta descente ou étais-tu trop concentré ?
Je devais rester concentré, bien sûr, mais c’était agréable de sentir quelques virages que je pouvais bien skier. Mais j’y suis allé très tranquillement. Pour moi, c’était surtout profiter des longs skis sous mes pieds.
Comment te sens-tu ? Comment s’est passée ton hiver jusqu’ici ? On t’a vu t’entraîner dur…
Oui, ça a été un hiver compliqué. Un retour difficile.
Quand tu as été absent aussi longtemps et que tu dois revenir en cours de saison en étant à moitié prêt, tout devient compliqué.
À Crans Montana, j’ai senti que je devais marquer un temps d’arrêt, renoncer au reste de la saison et me concentrer sur la suivante. Retrouver de la force, reconstruire mon épaule pour avoir plus de solidité et de contrôle.
Au final, je suis assez satisfait de cette décision et motivé pour revenir tenter pleinement ma chance.
Tu sens qu’on t’a beaucoup manqué et que tout le monde est heureux de te revoir sur le circuit ?
Oui, c’est incroyable. Le soutien a toujours été énorme, encore plus depuis ma chute. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus manqué : être de retour sur le circuit.
Mais le plus important, c’est de gagner, d’être compétitif, de se sentir soi-même en course. Et ça n’a pas été le cas cette année. Mentalement, c’est difficile, mais ça fait partie du chemin.
Tu seras très occupé aux Finales avec Mikaela, entre entraînement et Super-G…
Oui, on va pouvoir passer un peu de temps ensemble. Elle est dans sa bulle, bien sûr. Ce sont des courses importantes pour elle. Elle est très motivée pour donner le dernier coup de collier cette saison.
Ensuite, on aura plus de temps ensemble.
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