À la veille de l’épreuve, retour sur une discipline de vitesse qui se dispute sur une seule manche – mais sans entraînement chronométré au préalable !
Souvenir du podium de Pékin et côté palmarès, la France qui attend toujours sa première championne olympique en Super-G.
Sans oublier notre « Moment TopSkiNews » consacré à l’énorme surprise créée par la « skiboardeuse » Ester Ledecka en 2018 à Pyeongchang.
Un mélange de vitesse et de technique
Le nom « Super-G » provient de l’appellation « Super-Slalom Géant » proposé en 1981 par ses initiateurs qui désiraient alors offrir une chance supplémentaire aux descendeurs de se battre eux aussi pour le classement général de la Coupe du Monde face aux géantistes et aux slalomeurs. Le skieur doit gérer au mieux la vitesse qui dépasse souvent les 100 km/h et négocier avec finesse des virages plus serrés qu’en descente. Le premier « Super-G » Olympique se dispute à Nakiska, près de Calgary, en 1988.
Véritable discipline d’instinct, le « Super-G » requiert une grande capacité d’anticipation ainsi qu’un excellent « touché de neige » indispensables pour espérer aller vite sur les skis spécifiques à la spécialité. Contrairement à la descente, les compétiteurs n’ont droit qu’à une seule inspection peu avant la course.
Après la reconnaissance menée dans un temps restreint, la course se dispute ensuite sur une seule manche ! Les dossards des 30 meilleurs spécialistes sont tirés au sort – les favoris étant obligatoirement groupés entre les numéros 6 et 15.
Le podium des JO de Pékin en 2022
À Pékin, le Super-G consacre enfin une immense championne. Lara Gut Behrami décroche l’or olympique, le titre majeur qui manquait encore à son palmarès.
L’Autrichienne Mirjam Puchner s’empare de l’argent. La Suisse complète le podium avec le bronze de Michelle Gisin.
Un podium de référence, fidèle reflet de l’élite mondiale de la spécialité.

Les Françaises dans l’histoire olympique
Depuis l’inscription du Super-G au programme olympique, aucune skieuse française n’est montée sur la plus haute marche du podium.
La meilleure performance tricolore reste à ce jour la médaille d’argent de Carole Merle, en 1992. C’était à Méribel, devant son public. L’Italienne Deborah Compagnoni remporte la médaille d’or.
Depuis, l’attente se prolonge. Trente-quatre ans de disette. Et une question ouverte avant les Jeux Olympiques de 2026 : et si l’histoire devait enfin basculer demain ?
Il est toujours permis de rêver !
Le « Moment TopSkiNews » (rédigé par Merlin Meignan)
« Longtemps, je me rappellerai cette course et cette édition des Jeux Olympiques. Du haut de mes treize ans, je m’entraînais en ski-études. Et la Tchèque Ester Ledecká est venue bousculer le peu de certitudes que j’avais !
Le 17 février 2018, elle surgit de nulle part pour s’imposer avec des skis qui n’étaient plus utilisés par Mikaela Shiffrin. Elle n’avait jamais fait mieux qu’une 19e place en Coupe du Monde. Et pourtant, elle coiffe la favorite autrichienne Anna Veith au poteau – pour un minuscule centième.
Inoubliable, son regard incrédule lorsqu’elle franchit la ligne en prenant connaissance de son temps. Ce jour-là, j’ai compris que les Jeux Olympiques avaient leur part de magie. Et que certains athlètes, galvanisés par l’événement, étaient capables de coups d’éclat légendaires.
Une semaine plus tard, Ester Ledecká frappe de nouveau. Championne Olympique de slalom géant parallèle, en snowboard alpin. Une performance qu’elle renouvellera en 2022. J’ai été véritablement subjugué. Moi qui détestais le snowboard et qui ne jurais que par le ski alpin, je venais de comprendre que l’on pouvait régner sur deux mondes à la fois.
La fabuleuse histoire de la skieuse de Prague reste un moment unique. A ce jour, elle est la seule à avoir réussi ce genre de doublé, dans deux disciplines si différentes, aussi bien aux JO qu’en Coupe du Monde ! »











