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JO 2026 : avant le slalom olympique hommes

Place demain au slalom olympique hommes. À la veille de la dernière course de ski alpin à Bormio, quelques repères essentiels sur cette discipline.
Retour aussi sur le podium de Pékin et les champions olympiques tricolores.
Sans oublier notre « Moment TopSkiNews » consacré à la deuxième manche d’anthologie de Sébastien Amiez à Salt Lake City en 2002.

Danse entre les piquets

La discipline du slalom est la plus technique du ski alpin. Dénommé slalom spécial dans le passé, cette course est également la plus spectaculaire de par sa rapidité d’exécution.

Elle demande combativité, explosivité et une très grande précision technique. Les tracés de slalom sont beaucoup plus courts que ceux des autres disciplines et comportent un plus grand nombre de portes.

Les skieurs doivent donc s’efforcer d’aller vite tout en exécutant des virages serrés avec une prise de risque calculée pour éviter la faute éliminatoire. Comme en géant, le slalom se déroule en deux manches. Le vainqueur est celui qui signe le meilleur temps total.

Le podium des JO de Pékin en 2022

À Pékin, Clément Noël devance Johannes Strolz et Sebastian Foss-Solevaag et s’offre ainsi le premier titre olympique de sa carrière.

Le podium du slalom olympique de Pékin – De gauche à droite, Johannes Strolz, Clément Noel et Sebastian Foss-solevaag – Photo copyright Agence Zoom/Alain Grosclaude

Les Français dans l’histoire olympique

Ils sont trois à avoir porté le slalom français au sommet olympique.
Jean-Claude Killy en 1968 à Grenoble. Jean-Pierre Vidal en 2002 à Salt Lake City. Clément Noël en 2022 à Pékin

Trois époques, un même sommet.

Le moment « TopSkiNews »

« Salt Lake City, 23 février 2002. Dans l’aire d’arrivée du slalom, Sébastien Amiez (« Bastoune ») est soucieux. Il vient de boucler sa première manche. Il n’est que septième provisoire. Et beaucoup de slalomeurs ne se sont pas encore élancés.

Les dossards défilent. Les positions se figent. L’espoir revient. Bastoune termine finalement huitième ex æquo de ce premier run. Une place correcte. Il est placé, à sept dixièmes d’un hypothétique podium. Car aux JO, seule la médaille compte.

Alors Bastoune tente un coup de poker. Il demande à son technicien des skis neufs pour la seconde manche.

Un choix rare. Presque insensé à ce niveau !

À la reconnaissance, le déclic est immédiat. Le tracé lui convient. Et entre les deux manches, Bastoune s’échauffe avec des runs engagés, où il donne de la vitesse et enchaîne des petits virages. Cette mise en condition lui fait monter l’adrénaline jusqu’au moment où il est dans le portillon de départ.

Quand il s’élance, il est en mode « full attack ». Son ski est agressif, intelligent, juste. Une manche de costaud. À l’arrivée, le chrono parle. 63 centièmes d’avance sur Kilian Albrecht qui signait de belles performances en slalom avant les JO.

Commence alors une improbable remontée. Les favoris craquent, partent à faute, les uns après les autres. Le suspense est à son comble à chaque passage.

Personne ne semble parvenir à déloger le skieur de Pralognan. Une première délivrance intervient lorsque Bastoune est assuré du podium, après le passage de Benjamin Raich.
Et que dire ensuite du run de Bode Miller, méconnaissable, qui enchaîne les fautes et, avec courage, termine sa manche de slalom.

C’est l’explosion de joie dans le clan français car on aura un Français champion olympique. Mais qui ? Jean-Pierre Vidal est le dernier à s’élancer. Le verdict tombe un peu plus d’une minute plus tard. Doublé français. Historique. Avec Jean-Pierre Vidal en or et Bastoune en argent !

Ce second run de Bastoune reste un pur moment de folie. Un instant d’anthologie dans l’histoire du ski alpin français.
Et cette séquence sur YouTube, toujours aussi saisissante. Une des retransmissions TV les plus réussies à ce jour. »