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JO 2026 : avant le Super-G olympique hommes

Le Super-G est la deuxième discipline de la vitesse inscrite au programme des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026. Comme la descente samedi dernier, il se disputera sur la sélective piste « Stelvio » à Bormio.
À la veille de la course, quelques repères essentiels sur cette discipline. Retour aussi sur le podium de Pékin. Sans oublier notre « Moment TopSkiNews » consacré à Franck Piccard, le seul champion olympique français en Super-G.

Un mélange de vitesse et de technique

Le nom « Super-G » provient de l’appellation « Super-Slalom Géant » proposé en 1981 par ses initiateurs qui désiraient alors offrir une chance supplémentaire aux descendeurs de se battre eux aussi pour le classement général de la Coupe du Monde face aux géantistes et aux slalomeurs. Le skieur doit gérer au mieux la vitesse qui dépasse souvent les 100 km/h et négocier avec finesse des virages plus serrés qu’en descente. Le premier « Super-G » Olympique se dispute à Nakiska, près de Calgary, en 1988.

Véritable discipline d’instinct, le « Super-G » requiert une grande capacité d’anticipation ainsi qu’un excellent « touché de neige » indispensables pour espérer aller vite sur les skis spécifiques à la spécialité. Contrairement à la descente, les compétiteurs n’ont droit qu’à une seule inspection peu avant la course.

Après la reconnaissance menée dans un temps restreint, la course se dispute ensuite sur une seule manche ! Les dossards des 30 meilleurs spécialistes sont tirés au sort – les favoris étant obligatoirement groupés entre les numéros 6 et 15.

Le podium des JO de Pékin en 2022

À Pékin, le tenant du titre, l’Autrichien Matthias Mayer, conserve sa couronne et décroche à nouveau l’or en Super-G.  A ses cotés sur le podium, l’Américain Ryan Cochran-Siegle se pare d’argent et Aleksander Aamodt Kilde obtient le bronze.

Le podium du Super-G des JO de Pékin, avec de gauche à droite : Ryan Cochran-Siegle, Matthias Mayer et Aleksander Aamodt Kilde – Photo copyright Agence Zoom/Alain Grosclaude

Les Français dans l’histoire olympique

Seul Franck Piccard a réussi à monter sur la plus haute marche d’un podium olympique en Super-G lors des JO de Calgary en 1988, célébrant à l’occasion sa première grande victoire.

Le « Moment TopSkiNews » (rédigé avec la collaboration de Patrick Lang)

« Cette course reste à part dans l’histoire du ski français. Le « Super-G » fait son apparition au programme olympique.

Calgary, le 22 février 1988. La piste de Nakiska est rapide et sélective. Six jours après sa superbe médaille de bronze en descente, Franck Piccard s’élance avec le dossard 5. Il n’a à priori pas le gabarit des spécialistes de vitesse. Ni la stature des grands favoris, notamment Markus Walmeier ou Pirmin Zurbriggen, champion du monde en titre.

Mais ce jour-là, tout s’aligne. Le Français, 2e à Val d’Isère début janvier, skie « juste ». Il lit parfaitement le terrain, s’engage avec détermination, mais sans jamais surjouer. Une manche propre, fluide, maîtrisée.

À l’arrivée, le chrono s’arrête à 1’39’’66. Un bon temps nettement en avance sur le Suédois Lars-Boerje Eriksson, parti avant lui. Mais pas suffisamment rassurant pour Piccard qui doute. Il pense même avoir laissé filer l’occasion.

Derrière, les favoris se succèdent mais sans vouloir battre le temps de Piccard. Les fautes s’enchaînent. Personne ne signe la manche parfaite. Même Zurbriggen ne fait pas la différence alors que Waldmeier enfourche la première porte.

Franck Piccard, l’un des visages forts des « TOP GUN » français de la fin des années 80 est champion olympique. Il devance Helmut Mayer, le père de Matthias Meyer, alors qu’Eriksson finit 3e.

Quelques jours plus tard, Franck enlevait le Super-G de Vail, au Colorado, avant d’aller décrocher aux JO d’Albertville en 1992 l’argent en descente sur la face de Bellevarde à Val d’Isère.

La surprise est totale. Le « Super-G » vient d’entrer aux Jeux. Et le ski français dans l’histoire.

Un seul titre olympique en « Super-G ».

Et toujours le seul ! »

PS : Les jours suivants, un fax de félicitations arrive dans le magasin Piccard des Saisies – signé par Franck Sinatra en personne. Le chanteur américain avait appris par les médias américains que le champion français portait son prénom parce que son père René Piccard l’admirait !