La descente ouvre demain la séquence olympique du ski alpin à Bormio. À la veille de la course, retour sur les repères essentiels de cette discipline.
Focus également sur le podium de Pékin et les champions olympiques tricolores. Sans oublier notre « Moment TopSkiNews » consacré à l’incroyable coup tactique de Jean-Luc Crétier en 1998 à Nagano.
Tout schuss, à grande vitesse
Epreuve phare du ski alpin, la descente est la plus longue, la plus rapide et la plus risquée des disciplines actuelles. Les athlètes dévalent des parcours très difficiles à grande vitesse, faits de pentes vertigineuses, de passages de glisse, de virages exigeants et de sauts impressionnants.
Cette discipline est très éprouvante – physiquement et mentalement. Les athlètes atteignent souvent des vitesses de pointe supérieures à 130 km/h sur des tracés souvent glacés qui offrent ainsi des conditions de course plus équitables au fur et à mesure des départs.
La victoire se dispute sur une seule manche et la descente peut se dérouler uniquement si au moins un entraînement chronométré a eu lieu avant la compétition.
Le podium des JO de Pékin en 2022
À Pékin, l’épreuve reine a couronné des descendeurs expérimentés.
À 35 ans, le Suisse Beat Feuz décroche l’or olympique.
Le Français Johan Clarey, 41 ans, est en argent.
L’Autrichien Matthias Mayer, 31 ans, complète le podium.

Les Français dans l’histoire olympique
Cinq médailles d’or olympiques. Cinq dates. Cinq lieux.
Henri Oreiller en 1948 à Saint-Moritz.
Jean Vuarnet en 1960 à Squaw Valley.
Jean-Claude Killy en 1968 à Grenoble.
Jean-Luc Crétier en 1998 à Nagano.
Antoine Dénériaz en 2006 à Turin.
Cinq victoires. Cinq moments entrés dans l’histoire.
Le « Moment TopSkiNews »
« Cette descente, on l’a tellement attendue qu’elle reste impossible à oublier. À Nagano au Japon, le vent, la neige et la pluie ont longtemps joué les trouble-fêtes. Puis enfin, la descente olympique peut se courir.
Vendredi 13 février 1998, il est un peu plus de 13h30. Jean-Luc Crétier, dossard 3, s’installe dans le portillon de départ. À cet instant, il n’a encore jamais remporté de descente internationale.
Kbou (le surnom de Jean-Luc Crétier) a pourtant une idée folle en tête. Une stratégie jamais annoncée, décidée grâce à son expérience.
Sur une bosse piégeuse, passage clé du tracé, il fait l’impensable pour un descendeur.
Il ralentit. Là où tout le monde cherche la vitesse, il se redresse pour mieux voir comment il va se réceptionner… avant de tailler proprement la courbe suivante.
À l’arrivée, Jean-Luc Crétier lève les bras au ciel sans même regarder le chrono. Derrière lui, d’autres chutent, on en comptera treize ! Le grand favori, Hermann Maier, se fait piéger sur cette bosse et signe une des chutes les plus spectaculaires du ski alpin mondial. Les images feront le tour du monde.
Ce choix tactique offre à Crétier l’or olympique. Quelques secondes de course jouées avec beaucoup d’intelligence, et une place définitive dans l’histoire du ski alpin français. »











