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Entre ombre et lumière

On a déjà beaucoup dit et écrit sur l’Eclipse, la piste vedette des Championnats du monde de Courchevel Méribel 2023. Elle est de retour et accueille de nouveau les meilleurs descendeurs du monde avec une séquence de 3 courses organisées ce week-end à Courchevel de vendredi à dimanche.

Photo copyright agence Zoom/Christophe Pallot

Pour cette fin de saison de Coupe du monde, les fans français de ski sont comblés. Courchevel organise en effet du 13 au 15 mars une étape de Coupe du monde de vitesse. Futur site des Jeux olympiques d’hiver de 2030, la station savoyarde accueille en effet un Super-G ce vendredi, une descente samedi et un deuxième Super-G dimanche sur la piste l’Eclipse.

L’Eclipse, vitrine mondiale de Courchevel

Magnifique, difficile, très technique, extrêmement exigeante, dans le Top 3 mondial… beaucoup de qualificatifs avait entouré le test réussi de cette Eclipse durant les Finales de Coupe du monde en 2022 puis aux Mondiaux 2023.

Commençons par une revue de haut en bas de cette piste dont le nom a été choisi par un groupe de personnes de la commune de Courchevel lors de sa création. Le nom l’Eclipse fait référence à l’alternance d’ombres et de lumières que les skieurs vont trouver en dévalant cette piste.

« Elle est assez brutale, pentue, technique. Elle porte bien son nom » commente Nils Allègre dans la vidéo « L’étape » signée FFS TV et consacrée à l’Eclipse.

Conçue par Bruno Tuaire, Directeur du Club des Sports de Courchevel, la piste s’étire sur une longueur de 3 200 mètres. La partie sommitale, qui débute un peu au-dessous du Col de la Loze à 2230 mètres d’altitude, est superbe et très typée descente.

Un haut de piste rapide, aérien et spectaculaire

Après les 4 premières portes, les coureurs abordent une première bosse baptisée le saut du Zenith qui les catapultent très haut. Les skieurs plongent ensuite dans un mur où le tracé profite de l’espace latéral pour proposer de grandes et belles courbes. Les skieurs prennent beaucoup de vitesse dans cette section « mur du son » pour atteindre 130 à 140 km/h.

Après le S des Arolles qui se déclenche en aveugle et qui situé juste au-dessus de l’arrivée de la télécabine de la Tania, les athlètes ont quelques secondes de répit (les seules sur cette piste) avant d’aborder le saut des Jockeys. « Il n’est pas spécialement compliqué. On a le temps de le préparer. C’est une pure dose d’adrénaline » explique Matthieu Bailet.

Cette bosse envoie les skieurs 50 mètres plus loin et les fait retomber sur une portion raide et ombragée. C’est sans nul doute le plus gros saut de la piste de l’Éclipse !

Le trou noir et le mur des braves, verdict final

Les sections qu’abordent ensuite les descendeurs possèdent une caractéristique : plus on descend, plus c’est raide ! Et ils vont plongez soudainement dans l’ombre de la forêt ce qui vaut le nom de cette section « Le trou noir ».

Ce qui fait la grosse difficulté et la beauté de l’Eclipse, c’est l’alternance entre ombres et lumières à laquelle seront confrontés les descendeurs lorsqu’ils aborderont cette partie de la piste. Ils enchaînent dans cette section courbes soutenues, dévers et mouvements de terrain.

La pente atteint l’extrême juste avant l’arrivée avec le « mur des braves ». C’est le mur le plus raide et le plus spectaculaire de la piste qui mobilisera l’attention des athlètes une dernière fois et les engagera les athlètes dans l’ultime schuss pour clôturer cette descente.

Après un impressionnant vol de 40 à 50 mètres, les skieurs rentrent dans la forêt. La section qu’aborde ensuite les descendeurs possède une caractéristique : plus on descend, plus c’est raide !

Mais ce qui fera la grosse difficulté et la beauté de l’Eclipse, c’est l’alternance entre ombres et lumières à laquelle seront confrontés les descendeurs lorsqu’ils aborderont cette partie de la piste. Ils enchaînent dans cette section de l’Eclipse courbes soutenues, dévers et mouvements de terrain.

La pente atteint l’extrême juste avant l’arrivée avec le « mur des braves ». Pour limiter la vitesse et assurer la sécurité des athlètes, les traceurs ont d’ailleurs opté pour un parcours très tournant dans cette section. 

« La fin est très verticale, beaucoup plus dure pour les jambes. C’est une très belle descente », commentait Marco Odermatt, lors des Finales en 2022.

Adrien Théaux disputera sa dernière course en Coupe du monde sur l’Eclipse – Photo copyright Agence Zoom/Alexis Boichard

Le retour vers la lumière, qui sera synonyme de victoires pour l’un d’entre eux vendredi, samedi ou dimanche, interviendra à l’arrivée installée au village du Praz (à 1300 mètres d’altitude), à proximité immédiate des tremplins olympiques des Jeux de 1992, et de ceux de 2030.

Sans aucun doute, l’une des clés pour performer sur l’Eclipse sera la fraicheur physique et mentale avec laquelle les athlètes vont arriver à Courchevel après un mois de janvier dense et un mois de février olympique.

Pour y jouer le petit globe de descente et de Super-G pour certains, ou pour disputer leur dernière descente en carrière comme Adrien Théaux.

L’Eclipse en quelques chiffres

Altitude de départ : 2230 m

Altitude arrivée : 1290 m

Longueur : 3200 m

Dénivelé : 970 m

Pente moyenne : 30 %