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Alexis Pinturault : « C’est assez incroyable de finir sur une découverte. »

C’est un scénario que personne n’aurait imaginé. Pour son dernier départ en Coupe du monde, Alexis Pinturault va découvrir à Hafjell une piste où il n’a jamais couru. Dans son deuxième pays, la Norvège.
Une première… pour une dernière !

Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot

Dans quel état d’esprit es-tu avant ce dernier géant ?

Un état d’esprit, on va dire, positif. En même temps, c’est un moment aussi heureux. 

Je suis conscient que c’est ma dernière. C’est un peu ce que je disais pendant la conférence de presse de Courchevel, c’est une décision qui a été mûrement réfléchie, et aujourd’hui, je sens que c’est le moment et que je suis en adéquation avec ce choix.

Donc plutôt heureux de profiter de ce dernier géant.

Est-ce que tu vas essayer sur ce dernier géant d’aller chercher la meilleure note de ta saison, ou le meilleur « fun » de ta carrière ? 

Le but, ce sera plutôt la performance. Donc oui, essayer d’aller chercher la meilleure note de la saison, voire même mieux si j’y arrive.

J’ai regardé ton historique de carrière. J’ai l’impression que tu n’as jamais couru à Hafjell…

Oui, tu as raison, je n’ai jamais couru à Hafjell. C’est quand même assez incroyable de finir sur une découverte. Je n’ai que très peu couru en Norvège. Là encore, c’est encore plus particulier, surtout que la Norvège, c’est mon deuxième pays. 

Il y a une belle histoire autour de cette dernière course pour moi.

Tu as annoncé la fin de ta carrière en France, tu la termines en Norvège. C’est un super clin d’œil sur l’histoire de ta vie ?

Oui, sur l’histoire de ma vie personnelle. C’est une manière de clôturer assez particulière, ce n’était pas du tout prévu comme ça ! Mais c’est comme cela et c’est assez formidable.

Est-ce que ta famille a fait le déplacement en Norvège ? 

Oui, j’ai une bonne partie de ma famille qui sera là. Pas tous parce que pour des raisons professionnelles ce n’était pas toujours possible, mais il y a quand même pas mal de monde qui sera présent.

Avant d’annoncer la fin de ta carrière à Courchevel, est-ce que tu imaginais toutes les réactions positives qui ont eu lieu sur les réseaux sociaux après ton annonce ?

Je ne m’étais pas forcément posé la question. Mais c’est vrai qu’après coup, que ce soit les entraîneurs, les athlètes français mais aussi étrangers, les partenaires… j’ai reçu beaucoup de messages. Et même sur les réseaux sociaux, où je n’y suis que très peu, j’ai vu des choses passer.

Tout cela fait plaisir.  Ce sont des mots qui sont gentils et cela fait extrêmement chaud au cœur. Cela montre d’une certaine manière l’impact que j’ai pu avoir sur mon sport, peut-être sur le ski alpin français ou même sur les sports d’hiver français. 

C’est gratifiant, cela fait plaisir. C’est extrêmement gentil de la part de tout le monde, et bienveillant en plus !

Après cette dernière course en Coupe du Monde, as-tu l’intention de disputer les championnats de France ? 

Normalement oui. Cela me semble juste d’aller aux championnats de France pour dire au revoir aux plus jeunes et aussi pour montrer l’exemple.

Quand je dis montrer l’exemple, cela signifie que c’est important de participer à ces championnats de France, pour les partenaires, pour les organisateurs, pour notre sport. 

Donc je serai au départ du géant des championnats de France.