A l’occasion de la conférence de presse de clôture des Jeux de Milan-Cortina, Marina Ferrari, Amélie Oudéa-Castéra, Fabien Saguez et Yann Cucherat ont dressé le bilan de la délégation française (6e au classement des nations, 23 médailles au total dont 8 en or)
Lors de la séance de questions-réponses, Yann Cucherat et Fabien Saguez ont été questionnés sur les contre-performances du ski alpin et des disciplines disputées à Livigno, et sur la manière d’en tirer des enseignements.
Yann Cucherat : « Comme après chaque compétition, on met en place une stratégie diagnostic appelée ORfèvre, qui a porté ses fruits avant Paris 2024 et après 2024, pour faire un état des lieux très précis de chaque situation.
On a déjà organisé le diagnostic avec les fédérations, où des gens extérieurs vont venir sur une méthodologie bien précise pour identifier tous les points d’amélioration. Mais aussi tout ce qui a pu marcher et qu’on pourrait réutiliser pour 2030.
On a déjà mis en place avec chaque président, chaque DTN, chaque staff, chaque athlète, des temps dédiés sur les prochaines semaines, pour justement avoir une extraction très fine des points sur lesquels on devait travailler, et notamment sur les disciplines précitées. »
Fabien Saguez : « Au-delà du fait qu’il y a eu des problèmes d’approche sur ces Jeux Olympiques, je dirais que ça a été un peu le bis repetitat de Salbaach (Les mondiaux en 2025). On fera un constat avec un débriefing en fin de saison, globalement à partir de fin mars, début avril.
Mais on ne peut pas s’absoudre du fait qu’effectivement, structurellement, on a un travail à réaliser. Je mettrai en place très rapidement après la fin de saison, des états généraux du ski alpin. On arrive à un moment où on doit parler avec les clubs et avec les comités de ski, d’un projet commun. Entre le débriefing très haut niveau de l’ANS, notre débriefing interne, staff, athlètes, il faut que structurellement on arrive à évoluer. Ces états généraux seront là pour ça.
Il faut que nos clubs perçoivent bien la politique fédérale, que nos comités de ski soient le bras armé de la politique fédérale, et qu’ensuite, les équipes de France soient là pour déployer tout le potentiel de nos athlètes.
On voit bien qu’au fil des années, des individualités arrivent à s’extraire de cela. On a une densité sur des moments très importants, en saison régulière de Coupe du Monde. Cela a été le cas cette année, notamment notre équipe de slalom qui arrive très armée ici aux Jeux Olympiques. Avec une problématique d’adaptation, vraisemblablement de stratégie, en abordant une piste qui est un peu différente que pendant la saison régulière. Mais il y a bien deux choses séparées.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y aura des états généraux du ski alpin français à partir de ce printemps, et dans lequel on va réaliser ce travail sur l’ensemble de la filière. »











