La descente féminine olympique se disputera demain à Cortina d’Ampezzo. À la veille de ce rendez-vous majeur, retour sur cette discipline considérée comme la reine du ski alpin. Avec un regard posé sur le podium de Pékin 2022 et sur la seule championne olympique française en descente à ce jour.
Sans oublier notre « Moment TopSkiNews », consacré à une image restée unique : deux championnes, main dans la main, sur la plus haute marche aux JO de Sotchi en 2014.
Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot
Tout schuss, à grande vitesse
Epreuve phare du ski alpin, la descente est la plus longue, la plus rapide et la plus risquée des disciplines actuelles. Les athlètes dévalent des parcours très difficiles à grande vitesse, faits de pentes vertigineuses, de passages de glisse, de virages exigeants et de sauts impressionnants.
Cette discipline est très éprouvante – physiquement et mentalement. Les athlètes atteignent souvent des vitesses de pointe supérieures à 130 km/h sur des tracés souvent glacés qui offrent ainsi des conditions de course plus équitables au fur et à mesure des départs.
La victoire se dispute sur une seule manche et la descente peut se dérouler uniquement si au moins un entraînement chronométré a eu lieu avant la compétition.
Le podium des JO de Pékin en 2022
À Pékin, la Suisse rafle de nouveau le titre olympique avec la victoire et l’or pour Corinne Suter. Derrière elle, c’est un doublé italien avec Sofia Goggia en argent et Nadia Delago en bronze.

Les Françaises dans l’histoire olympique
Une seule médaille d’or tricolore.
Un seul nom.
Carole Montillet, championne olympique de descente en 2002 à Snowbasin, au-dessus de Salt Lake City.
Le « Moment TopSkiNews »
« Cette image reste attachée à notre mémoire et on peut difficilement oublier cette descente. Deux skieuses, main dans la main, sur la plus haute marche du podium. Une Suissesse et une Slovène. Dominique Gisin et Tina Maze. Deux médailles d’or. Un même chrono, au centième près !
JO de Sotchi le 12 février 2014. La piste de Rosa Khutor est glacée. Une piste de Jeux olympiques, qui ne laisse aucune place à l’approximation.
Dominique Gisin s’élance avec le dossard 8. Elle n’a plus gagné en Coupe du monde depuis 2009. Cet hiver, elle n’a jamais fait mieux que septième en descente. Pourtant, ce jour-là, tout s’aligne.
La skieuse d’Engelberg skie librement, avec justesse. Elle lit parfaitement le terrain, maîtrise ses trajectoires, sans jamais forcer. Une descente pleine, propre, intelligente.
À l’arrivée, le chrono s’arrête à 1’41’’57. La Suissesse allume du vert. Commence alors une attente interminable pour elle. Les minutes passent. La tension monte.
Puis vient Tina Maze et son dossard 21. La reine de la saison passée avec ses 11 victoires et 2414 points marqués en cinq mois ! Elle est en tête au dernier intermédiaire. Sur la dernière courbe, elle concède quelques centièmes. À l’arrivée, le chrono s’affiche. 1’41’’57. Le même que celui de Gisin !
Le verdict est historique. Deux championnes olympiques. Une première dans l’histoire du ski alpin. Ce jour-là, la descente féminine n’a pas couronné une reine, mais deux. Elle nous a offert une image impossible à oublier. »











