Header Ad

Categories

  • Aucune catégorie

Federica Brignone : « Je suis vraiment, vraiment heureuse »

Deux cent quatre-vingt-douze jours après sa grave blessure aux championnats d’Italie, Federica Brignone a réussi un retour fort et chargé d’émotion.
À Kronplatz, l’Italienne a retrouvé la compétition au plus haut niveau. Sixième du slalom géant, elle a livré un témoignage sincère, marqué par l’intensité du combat mental et physique.
Des mots forts, à l’image d’un comeback déjà marquant.

Propos recueillis par Patrick Lang

Photo copyright Agence Zoom/Millo Moravski


Federica, ce n’était pas seulement une journée merveilleuse, un retour magnifique, mais aussi un moment très émouvant…

Oui, ça a été tellement dur de revenir et d’être ici, mais de courir devant toutes ces personnes, ça a été fou.

Émotionnellement, cela a été vraiment difficile pour moi. Lors de la première manche, j’étais complètement bloquée. J’ai essayé de skier, mais c’était dur. J’étais vraiment calme jusqu’à hier, mais ce matin, quand je suis entrée dans le portillon de départ, je ne me sentais pas prête du tout. Mais je devais y aller…

Cela a été vraiment très beau. Pour certaines raisons, cela me manquait, mais pour d’autres raisons, être skieuse, c’est vraiment dur et difficile.

Es-tu satisfaite de ton résultat, de ton ski, du comportement de tes skis ? T’attendais-tu à plus ?

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Au final, je suis vraiment, vraiment heureuse. Pour mon ski, je sais que je peux skier mieux.

En deuxième manche, j’ai poussé sur trois ou quatre portes. Je manque de manches, d’entraînement qui est tellement utile. L’entraînement est vraiment important pour avoir confiance dans les passages difficiles, pour trouver la vitesse et rester toujours en connexion d’un virage à l’autre.

Federica Brignone en action sur le géant de Kronplatz – Photo copyright Agence Zoom/Millo Moravski

Et maintenant, quelle est la suite pour toi ?


Je vais m’entraîner, parce qu’il me manque des manches. Je vais faire de la vitesse.

J’espère ne pas revenir seulement en géant. Comme toujours, je veux faire plus de disciplines, et aussi de la vitesse. Donc je vais m’entraîner avec les filles de vitesse à Cortina.

T’es-tu surprise aujourd’hui ?


Oui et non. J’ai été surprise parce que j’ai ressenti beaucoup d’émotion. Jusqu’à hier, j’étais vraiment calme et je voulais simplement profiter.

Mais quand tu es là et que tout le monde te regarde, la télévision, les gens… et je sais ce que j’ai traversé pendant ces neuf mois. Ça a été vraiment, vraiment dur.

Je ne sais pas combien de jours j’ai pensé que c’était impossible de revenir. Donc c’est vraiment important et vraiment beau.

Comment te sens-tu après ce géant ?

Je me sens bien dans mon corps et j’ai l’impression que mon ski est dans une bonne dynamique. Donc je prends beaucoup de plaisir à skier. Et j’essaie simplement de faire de mon mieux chaque jour et d’essayer de progresser.

Tu es dans le cirque blanc depuis si longtemps. Comment arrives-tu à accumuler toute cette expérience et à en tirer avantage ? Et ne pas avoir autant de pression que d’autres athlètes peut-être ?

C’est sûr qu’avoir de l’expérience peut aider un peu. Parfois, c’est un peu plus facile de s’adapter à différentes situations.

Parce que tu as déjà vécu davantage de ces situations auparavant. Donc c’est peut-être plus facile parfois, quand une nouvelle situation arrive, qu’elle ne soit plus vraiment nouvelle.

Mais il y a toujours des choses à apprendre. Chaque jour, tu apprends quelque chose de nouveau et c’est aussi ce qui rend ce sport si amusant.

Et les Jeux olympiques, est-ce que c’est un poids pour toi ? Est-ce qu’il y a d’énormes attentes ?

Je me réjouis simplement d’y aller. J’irai là-bas et je profiterai. Lors des derniers Jeux olympiques, je suis arrivée en me disant : je vais vraiment gagner, je vais vraiment gagner. Et j’ai réussi à le faire. Et maintenant, j’ai l’impression que je peux aller aux Jeux olympiques et vraiment essayer de profiter.

Donc je m’en réjouis. Moi aussi, j’ai hâte. Merci.

On a hâte de te voir en Norvège, là où tu as gagné le Super-G lors des finales…

Oui, j’ai vraiment hâte. En fait, j’ai aussi couru aujourd’hui parce que je voudrais me qualifier pour les finales.