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Nils Allègre : « C’est cette régularité tout devant que j’essaie d’aller chercher »

À Wengen, le Lauberhorn reste une piste aimée, mais encore à dompter pour Nils Allègre.
Entre secteurs clés, neiges multiples et une multitude de détails à optimiser, le descendeur tricolore s’appuie sur son expérience.
Avec en ligne de mire une régularité capable de le faire basculer du bon côté.

Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot

Lauberhorn : une piste aimée, mais pas encore totalement domptée

« Mon meilleur résultat, c’est 7e (Descente en 2024). Je n’ai pas fait mieux que cela ici à Wengen. C’est un petit regret car j’aime beaucoup cette piste. Je suis sûr qu’il y a moyen de faire quelque chose.

L’an dernier, en Super-G, je n’étais vraiment pas loin mais j’ai fait une grosse erreur à mi-parcours qui m’a complètement stoppé. En descente, je n’étais pas dans le coup.

J’essaie de me nourrir de mon expérience passée et de me servir de cela. Ici, c’est clair qu’il y a 3 secteurs clés qui sont ultra importants pour essayer d’aller le plus vite possible. Si on ne les respecte pas, ça ne peut pas bien se passer. »

Lauberhorn : une piste, plusieurs neiges : lecture fine des conditions

« On ne peut pas vraiment parler d’une condition de neige en elle-même parce qu’il y a trois ou quatre neiges différentes sur la course. Le haut est plutôt une neige douce, bonne et compacte. Ensuite, on arrive sur la portion du milieu où s’est bien injecté, bien glacé, bien dur.

Au premier entraînement, la partie qui suivait n’était pas encore très cohérente donc on a eu du mal à avoir nos repères et nos équilibrations. Ils ont dû travailler la préparation et on verra ce qu’il en ait durant l’entrainement de jeudi.

En tout cas, sur 90% de la piste, les conditions étaient très bonnes et elles me plaisent. »

La confiance, ce facteur invisible qui change tout

« La confiance en sport, de manière générale, c’est quelque chose qui est incroyable parce que tu ne peux pas l’expliquer. Parfois, elle arrive toute seule et parfois, tu la perds sans avoir fait quelque chose de fou !

C’est un fin équilibre avec parfois, un peu de magie. J’essaie de construire vraiment mes saisons et si on regarde, je n’ai pas vraiment de séquences où j’ai fait un énorme coup d’éclat puis plus rien. J’ai plutôt progressé de manière constante. Cela a pris du temps mais cela me sert à essayer d’être le plus constant possible pour cette dernière marche que j’essaie d’aller chercher.

Le ski, c’est un sport de détails et on est au centième près. Il ne faut rien lâcher : il y a des jours, ça passe, et d’autres, on est du mauvais côté… Mais je pense qu’il faut quand même le faire avec une certaine légèreté et une certaine notion de plaisir parce qu’on est un sport à sensations. Si on s’éloigne de cela, je ne pense pas que cela puisse bien marcher. »

Du pied du podium au podium : quand tout se joue à presque rien

Nils Allègre compte une victoire en Coupe du monde (Super-G de Garmisch en 2024) et s’est classé 5 fois quatrième (4 fois à Val Gardena et une fois à Garmish).

« 3e ou 4e… Il y a plein de petits facteurs qui font que cela peut pencher d’un côté ou de l’autre. Cela peut être des centaines de choses différentes : du matériel qui correspond mieux aux conditions ou pas. Un tout petit détail sur le départ. Il y a beaucoup de temps à gagner ou à perdre sur le départ si on ne fait pas les choses correctement. C’est quelque chose qu’on sous-estime. Parfois, c’est un bras qui sort, juste une légère ouverture de buste, un tout petit travers, un manque d’audace ou trop sur certains secteurs !

La météo joue beaucoup : la lumière, le vent. Il faut s’élancer au bon moment. Cela dit, on voit que les meilleurs sont toujours devant, ce qui veut dire qu’ils arrivent à passer quel que soit les conditions ! »

Nils Allègre à l’occasion du premier entraînement mardi sur la descente du Lauberhorn à Wengen – Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot

La dernière marche à franchir…

« Pour aller chercher la dernière marche (le podium), pour moi, la régularité est importante. C’est quelque chose d’important parce qu’on a un circuit qui tourne sur plein d’étapes différentes. On peut avoir des coups d’éclat sur une piste et puis, ne plus rien faire le reste de la saison. C’est quelque chose qui ne m’intéresse pas.

J’essaie de construire comme je disais précédemment pour être le plus performant possible sur chaque terrain même si forcément, on a des aptitudes sur certains terrains plus que d’autres. C’est cette régularité tout devant que j’essaie d’aller chercher. Ce n’est pas facile mais je m’accroche. »

Sélection olympique : un cap franchi, avec de grandes étapes en ligne de mire

« Les sélections aux Jeux sont toujours quelque chose de vraiment particulier. On a des quotas par discipline, mais aussi des quotas par nation.

J’essaie de ne pas calculer tout ça, de ne pas me dire « lui a fait ça », même si parfois c’est plus fort que moi.

Je sais que ce qui est pris est pris. J’ai fait mes quatrièmes places dans deux disciplines différentes, donc c’est quelque chose de positif.

Il nous reste vraiment deux étapes pour la qualification. Il faut profiter de chaque événement, parce qu’ici, ce sont les plus belles étapes de l’hiver. »

Il y aura au maximum 4 skieurs tricolores au départ de la descente et du Super-G olympique à Bormio en février – Photo copyright Agence Zoom/Alexis Boichard