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Johan Eliasch s’exprime depuis Val d’Isère

À moins de 50 jours de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (6–22 février 2026), le président de la FIS, Johan Eliasch, s’est exprimé à Val d’Isère.
En marge de l’étape de Coupe du monde féminine, il a répondu aux questions de quelques journalistes. Préparation des JO 2026, sécurité en ski alpin, carte des sites Alpes françaises 2030 et partenariat avec l’Azerbaïdjan ont été au centre des échanges.

Photo copyright Agence Zoom/Christophe Pallot

À quel point est-ce important pour vous de venir ici à Val d’Isère et d’assister à toutes les courses ?
J’adore le ski de compétition, donc j’essaie de venir à autant de courses que possible.

On parle beaucoup des Jeux olympiques en ce moment. Tout sera prêt ?
Non, tout n’est pas prêt. Il y a une forte pression pour tout mettre en place. Le gouvernement italien et les régions organisatrices ont encore beaucoup de travail et doivent accélérer.

Nous savons qu’il y a des problèmes techniques à Livigno…
Nous avons des réunions trois fois par jour, matin, midi et soir. Une partie du problème concerne la production de neige. Il y a eu plusieurs retards.
Malheureusement, le gouvernement italien n’a pas débloqué les financements à temps. Ils ont donc eu des difficultés financières. C’est très regrettable. Cela n’aurait jamais dû arriver.

J’espère que la situation va se débloquer. Nous avons des plans de secours : plan B, plan C, plan D même.
Espérons que cela suffira. Mais encore une fois, nous ne devrions jamais nous retrouver dans cette situation.

Vous êtes quand même confiant quant à la beauté des Jeux ?
Oui, je suis sûr que nous aurons de très beaux Jeux Olympiques.

On a beaucoup parlé de sécurité pour le ski alpin. L’an dernier, il y avait la question des airbags. Cette année, c’est le casque. Travaillez-vous sur ce sujet ?
Oui, nous travaillons sur des casques capables de résister à des impacts multiples. C’est essentiel pour la protection de la tête des athlètes.
Nous avons plusieurs projets liés à la sécurité. Un autre concerne les fixations à déclenchement électronique. Elles devraient réduire fortement les blessures aux genoux et aux jambes.
Nous travaillons aussi sur des airbags pour protéger la nuque et la tête.
Nous faisons également beaucoup plus attention au tracé des pistes, pour éviter par exemple les compressions sans visibilité.
Enfin, le matériel de sécurité sur les pistes doit toujours être en parfait état.

Concernant l’après Milano-Cortina et la candidature des Alpes françaises, quel est votre avis sur une carte des sites ski alpin 2030 ?
À mon avis, Les Alpes Françaises 2030 ont le potentiel d’être de très grands Jeux.
Les sites seront répartis, et l’exemple de Milano-Cortina montre qu’il y a beaucoup de leçons à tirer. La logistique devient très complexe et les coûts augmentent.
C’est là que l’expérience des fédérations internationales peut faire la différence, notamment dans l’organisation opérationnelle.
Pour donner un exemple, les Jeux demandent des années de préparation. Nous, nous pouvons organiser une course avec trois semaines de préavis.
C’est cet avantage qu’il faut exploiter, sans chercher à recréer ce qui existe déjà.

Concrètement, souhaiteriez-vous voir Val d’Isère sur la carte du ski alpin aux Jeux de 2030 ?
Je pense qu’il est très important que cette région soit fortement représentée.
La forme que cela prendra dépendra évidemment du CIO et des régions concernées.
Mais je suis convaincu que nous aurons avant tout de magnifiques Jeux olympiques en 2030. Et j’ai vraiment hâte d’y être.

Depuis l’été dernier, vous avez un nouveau partenaire : l’Azerbaïdjan. L’objectif est-il d’ouvrir de nouveaux marchés ?
C’est essentiel pour nous. Le ski ne peut plus beaucoup se développer en Europe centrale.
Pour attirer de nouveaux athlètes et de nouvelles stations, nous devons sortir de l’Europe.
Nous l’avons fait avec les États-Unis, avec des progrès visibles. Nous l’avons fait avec la Chine, où la croissance est forte.
Il existe encore beaucoup d’autres régions dans le monde. L’Azerbaïdjan en fait partie, avec un gouvernement très engagé pour notre sport.
Là où cet engagement existe, nous devons évidemment apporter tout notre soutien.

Peut-on imaginer des courses de Coupe du monde en Azerbaïdjan dans les prochaines années ?
Oui, nous sommes déjà en bonne voie pour cela.