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Victor Muffat-Jeandet s’élancera en slalom avec un dossard au-delà des 30 !!

Dans un texte publié sur ses réseaux sociaux Victor Muffat-Jeandet indique qu’il ne pourra pas à sa plus grande surprise bénéficier du statut de blessé et devra donc s’élancer en slalom au-delà du dossard 30.

TopSkiNews publie ci-après le message de Victor Muffat-Jeandet dans lequel le skieur avalin appelle à se servir de son histoire et des autres pour faire évoluer les choses dans le sens du bien et pour les athlètes et son sport.

Le message de Victor Muffat-Jeandet

« Le plus grand défi de ma carrière ou pourquoi je vais m’élancer au-delà des 30 en slalom »

« Je pensais avoir définitivement tourné la page de mon accident sur la course polémique de Zagreb en janvier dernier. Malheureusement, je vais devoir encore en subir de nouvelles conséquences, après avoir loupé presque l’intégralité de l’hiver dernier et surtout les JO.

En effet, j’ai appris cet été, à ma grande surprise, que je n’avais pas accès au statut blessé en slalom uniquement et que mon classement acquis chèrement depuis des années n’était donc pas protégé… Je n’ai d’abord pas bien compris la situation car on m’avait donné le statut blessé en géant suite à 4 départs en Coupe du Monde (presque la moitié de la saison) alors que je n’ai fait seulement que 2 slaloms sur la dizaine de prévue. J’ai alors appris que j’avais dépassé la limite des 4 départs du fait de ma présence sur 2 courses FIS en Suède au mois de novembre et 1 coupe d’Europe. Ces dernières courses n’ayant pourtant rien à voir avec le classement coupe du Monde et ayant seulement un but de préparation et d’entrainement, étant donné que notre saison de slalom commence de plus en plus tard depuis l’arrêt de Levi pour les hommes.

Enfin, je ne pensais pas non plus que le statut blessé puisse ne pas être général mais appliqué différemment pour chaque discipline. J’étais 10e mondial au moment de ma blessure et j’aurais donc dû prendre une pénalité et m’élancer en 16e position. Ce qui n’est pas le cas et je me retrouve du coup presque sans points Coupe du monde. Je vais donc partir en dehors des 30 en fonction de mes points FIS, ces derniers étant heureusement encore bons (sinon j’étais bon pour les derniers dossards, alors que je suis depuis quatre ans sans aucune interruption dans les 15 meilleurs mondiaux et que le slalom est maintenant ma discipline principale).

Mon cas étant extrêmement rare, j’ai toujours accepté les règlements et les règles de mon sport, et je n’aurais rien reproché si ma blessure était survenue dans des conditions de course « normales ». En revanche, avec tout ce qu’il s’est passé, j’ai demandé que mon cas soit traité avec un peu de bon sens pour ne pas subir de double peine. J’ai oeuvré pour qu’à situation exceptionnelle, soit appliquée une décision exceptionnelle : on a bien des exemples d’adaptation du règlement tous les week-ends de compétitions … 😉 et surtout qu’il y a eu un cas très récent d’adaptation du règlement du statut blessé par la FIS pour un athlète de Coupes du Monde.

Malheureusement, toutes mes requêtes ont été refusées, peut-être que la FIS n’a pas voulu reconnaitre et assumer ses erreurs de l’année passée ou que je ne fais pas partie de la bonne nation… (comme un Autrichien qui a pu prendre le départ de la descente de Wengen sans avoir pris le départ des entrainements officiels, obligatoire selon le règlement).

Ma dernière chance était d’aller au tribunal arbitral du sport mais c’est clairement David contre Goliath et j’ai déjà bien trop consacré de temps et d’énergie (sans parler de l’argent que la procédure demande) à ce combat perdu d’avance.

Merci aux quelques personnes qui m’ont quand même soutenu dans cette affaire. En revanche, il est grand temps de se servir de cette histoire (avec toutes les autres) pour enfin faire évoluer les choses pour le bien et dans le sens des athlètes et de notre sport. Il n’est pas rare que le système n’aille pas dans le sens des athlètes, faisant face à d’autres problématiques, bien trop souvent prioritaires. Concernant le statut blessé, il devrait déjà être bien dissocié entre chaque circuit (Coupe du Monde, Coupe d’Europe, FIS) et être adapté en fonction du circuit dans lequel on s’exprime. Il ne faut pas oublier que depuis tout petit, on fait du ski pour faire des compétitions, prendre des départs: c’est l’essence même de notre sport! C’est donc aberrant de se retrouver dans un système qui empêche les départs pour ne pas subir les conséquences d’éventuelles blessures…

Tout va bien, et l’essentiel est là. J’ai de la chance d’être à nouveau en pleine santé, réparé. Je me suis préparé pour tout affronter et dans tous les cas, quoi qu’il arrive, ça ne m’enlèvera jamais ce pour quoi je vis : mes moments sur les skis et mes émotions. Quelques soient les conditions dans lesquelles je vais prendre le départ tous les week[1]ends, j’ai à cœur de m’exprimer pleinement et de profiter de ce moment : mon moment.

Alors place à l’essentiel : rendez-vous sur les pistes, la quête ne sera que plus belle ! »